Selon une étude OpinionWay pour Stairwage, les Français ont un découvert moyen de 382 euros en ces temps de crise. Cette réalité constitue un nouvel enjeu pour les entreprises qui se doivent de simplifier l’accès aux acomptes sur salaire.
42 % des Français interrogés ressentent une inquiétude quant aux évènements à venir dans leur entreprise. Pourtant, 62 % d’entre eux se refusent toujours à demander un acompte sur salaire à leur employeur, et ce malgré leurs difficultés à subvenir à leurs besoins.
Si 30 % des personnes interrogées font face à des problèmes de santé, personnels, ou de proches, qui précarisent leur rapport au travail, plus de 26 % des salariés interrogés déclarent être également fragilisés par l’achat des matériaux nécessaires au télétravail. Ce chiffre s’accroît notamment pour les jeunes travailleurs de 18 à 24 ans (50 % d’entre eux sont financièrement précaires en raison de ces dépenses supplémentaires).
Salaires
L’étude précise que “Plus d’un quart des sondés déclarent également avoir subi une diminution de leurs revenus ou un gel des salaires (26 %) (42 % pour les 18-24 ans). Si la moitié d’ entre eux l’ avait prévu (13 %), les autres n’ ont pas pu anticiper cette situation qui a eu un impact financier conséquent pour eux (13 %). Tout comme pour le télétravail, les personnes âgées de moins de 50 ans et les actifs sont les plus touchés par cette diminution de salaire (34 %)”
Les Français sont majoritairement très inquiets en ce qui concerne leur avenir professionnel. Les catégories populaires sont les plus concernées par ces baisses de salaire. 52% des individus en situation d’inquiétude ont des revenus inférieurs à 2000 euros par mois. Ces réalités contribuent par ailleurs à creuser les inégalités et les discriminations à l’embauche. 42% des actifs féminins se déclarent menacés de licenciement, ou de baisse de revenus .
Yann Le Floc’h, CEO et Cofondateur de Stairwage explique dans un communiqué que : “En cas de situation financière délicate, les résultats de notre enquête confirment qu’ il devient urgent de digitaliser et simplifier l’ accès aux acomptes sur salaire, mais aussi que les entreprises communiquent sur ce droit des salariés à utiliser cette flexibilité et autonomie financière, ce qui pourrait devenir une réelle avancée sociale.”