Le sentiment de gêne au travail est à la hausse en 2015, selon une enquête de l’Institut CSA pour l’Observatoire Actineo de la qualité de vie au bureau.
Plus de la moitié des actifs français (57 %) se disent souvent perturbés par des nuisances sonores au travail, dues à des personnes. Ils n’étaient que 34 % en 2011. 51 % sont quant à eux dérangés par des problèmes de température ou climatisation (contre 33 % en 2011) et la moitié parle de problèmes d’attention liés à la circulation dans les espaces de travail (44 % en 2011). “Concernant la décoration de l’espace de travail, la durée quotidienne passée sur écran ou encore la présence d’ondes électromagnétiques, les actifs ne sont également pas satisfaits de la manière dont les entreprises les traitent”, ajoute Julie Gaillot, directrice adjointe du pôle société de l’Institut CSA.
Marre des transports !
Ils affichent aussi un ras-le-bol concernant leur temps de transport pour effectuer le trajet domicile-travail. De ce fait, ils sont 26 % à souhaiter encourager les nouveaux modes de travail, comme le télétravail ou le nomadisme. Dans cette perspective, “contrairement à ce que l’on pourrait penser, le sentiment d’appartenance à une entreprise est renforcé par le travail en mobilité ou dans un tiers lieu, fait valoir Nathanaël Mathieu, président de LBMG Worklabs. Le collaborateur doit souvent présenter la société pour laquelle il travaille.”
22 % des actifs se prononcent également en faveur du développement de moyens de transport complémentaires qui pourraient être mis en place par les entreprises.
Efficacité et santé en ligne de mire
L’aménagement des bureaux est à l’écrasante majorité cité comme un vecteur de bien-être (94 %), d’efficacité (92 %) et de motivation (88 %). Son impact est aussi croissant sur la santé physique (87 %, vs 81 % en 2013). “Les projets immobiliers sont des projets de management, résume Alain d’Iribarne, président du conseil scientifique d’Actineo. L’enjeu est de savoir comment les entreprises françaises vont aborder la double dynamique de compétitivité et de bien-être des salariés au travail.”
Les actifs français pensent également que l’aménagement favorise la qualité de relation avec leurs collègues (81 %) ou avec leurs managers (76 %). À l’inverse, la possibilité de s’isoler (52 % contre 60 % en 2011), de se restaurer (52 % contre 67 %) ou de se détendre (44 % contre 56 %) deviennent plus complexes. “Il s’agit pourtant de dimensions qui restent très importantes pour la plupart des salariés”, conclut Julie Gaillot.