48 % des salariés français sont confrontés à une situation de burn-out. C’est ce que rapporte la deuxième édition de l’étude Great Place to Work sur le bien-être au travail.
Selon l’Institut Great Place to Work, près d’un salarié sur deux déclare être confronté soit directement ou soit via un proche, à une situation de burn-out (arrêt de travail soudain suite à un épuisement lié aux conditions de travail). Et presque deux salariés sur dix se disent concernés personnellement par cette maladie professionnelle qui touche plus particulièrement les professions intermédiaires, les cadres ou les managers (56 %) ainsi que les femmes (53 %) et les salariés âgés entre 45 et 54 ans (53 %).
Une ambiance qui se dégrade
Principale conséquence de la crise pour les salariés : 39 % de ceux qu’elle touche ressentent une dégradation de l’ambiance dans leur entreprise (contre 33 % en 2013). Ils ne sont que 30 % à penser que l’encadrement de leur structure valorise le travail bien fait et les efforts supplémentaires. 20 % seulement estiment que la répartition des promotions est attribuée aux plus méritants.
Le bien-être au travail peu valorisé
La moitié des répondants considèrent que leur entreprise ne prend pas en compte le bien-être au travail et seule une entreprise sur trois réalise des enquêtes sur la qualité de vie au travail auprès des collaborateurs. Or, les priorités des salariés, avant la rémunération, la formation et les promotions, sont bel et bien le plaisir au travail, l’esprit d’équipe et la solidarité, un environnement sain sans ambiguïtés ou encore la cohérence des discours et des promesses faites par la direction.