Dans son dernier baromètre, Cegos révèle qu’un salarié sur trois se dit dépassé par la technologie. Les évolutions vont très vite. Il est impératif de se former pour être bien armé face au changement. On apprend aussi que les salariés ont de fortes attentes sur les formations proposées par leur entreprise.
Le dernier baromètre Cegos est assez inquiétant sur l’état d’esprit des salariés au regard des nouvelles technologies qui font désormais partie intégrante de leur entreprise. Près de 31 % des personnes interrogées ont le sentiment d’être dépassées par la technologie.
Au-delà de ces chiffres, le spécialiste de la formation continue révèle que 51 % des salariés français craignent de voir leur emploi disparaître avec la transformation digitale. Soit douze points de plus que l’année dernière. Les salariés sont 43 % à avoir le sentiment de bientôt ne plus être totalement compétent dans leur métier.
Un sentiment d’inquiétude renforcé par les directions des ressources humaines qui estiment que près de 39 % des emplois dans leur entreprise présentent un risque d’obsolescence des compétences dans les trois ans à venir.
Des formations sur des métiers qui n’existent pas encore
“Les personnes ont le sentiment que tout ce qui touche à l’intelligence artificielle risque un jour de menacer leur emploi. Les DRH estiment que leur entreprise n’aura sans doute pas besoin du même volume de postes. Dans les faits, il s’agit plutôt de modification structurelle de l’emploi que de destruction réelle”, explique Mathilde Bourdat, responsable de l’expertise formation chez Cegos.
Pourtant, dans son baromètre, le groupe remarque que 71 % des salariés français ont le sentiment que les formations proposées par leur entreprise sont pertinentes et efficaces.
“Les formations correspondent au besoin d’aujourd’hui. Mais quid de celles de demain ? Comment coller au plus près des futurs métiers se demandent les personnes interrogées ? Comment former à quelque chose qui n’existe pas encore ? Certaines organisations, comme la Société Générale, essaient néanmoins d’être très proactive sur ce sujet”, poursuit Mathilde Bourdat.
Dans cette optique, le baromètre remarque que 78 % des DRH considèrent qu’il est indispensable d’innover en matière de solutions pour développer les compétences.