La confiance en soi est sur toutes les lèvres, mais sa véritable nature reste méconnue. Pour certains, elle devient un objectif à atteindre coûte que coûte ; pour d’autres, elle sert d’alibi à l’inaction. Qui n’a jamais entendu cette phrase :
« Je ne peux pas y arriver, je manque de confiance en moi » ?
Pourtant, les professionnels en quête de performance personnelle et collective doivent comprendre que la confiance en soi ne se résume pas à un simple sentiment d’assurance. Alors, comment mieux la comprendre pour la développer réellement ?
Trois dimensions clés : estime, affirmation, et confiance
Parler de confiance en soi sans aborder ses composantes principales est une erreur. Trois piliers fondamentaux se dessinent : l’estime de soi, l’affirmation de soi, et la confiance en soi.
L’estime de soi
Elle reflète la valeur que vous vous accordez. C’est une base essentielle. Pour savoir où vous en êtes, pesez-vous cette question :
« Est-ce que je m’apprécie à ma juste valeur ? ».
Cette évaluation personnelle est déterminante dans votre capacité à avancer.
L’affirmation de soi
Savoir affirmer ses idées sans imposer sa volonté́ à l’autre, tel est le cœur de cette compétence. Il s’agit d’une qualité́ relationnelle souvent négligée mais cruciale pour évoluer dans un environnement professionnel. Demandez-vous :
« Mes collaborateurs me perçoivent-ils comme assertif(ve) ? ».
La confiance en soi
Elle est souvent définie comme « la capacité à agir malgré́ la peur ». Mais au lieu de fuir ou d’ignorer vos peurs, l’idée est de les accueillir. Quelles sont-elles exactement ? Plus vous identifierez ce qui vous freine, moins ces peurs auront de prise sur vous.
Confiance en soi ou confiance tout court ?
Au-delà̀ de la confiance en soi, il est crucial de considérer les autres formes de confiance, tout aussi importante dans le cadre professionnel : la confiance envers les autres et la confiance dans la vie elle-même.
La confiance envers autrui
Pour instaurer un climat de confiance au sein de vos équipes, il est impératif de ne pas juger trop vite. Remettez en question vos perceptions et choisissez de croire que vos interlocuteurs agissent de bonne foi.
La confiance en la vie
C’est accepter l’incertitude. Chaque décision managériale comporte une part de risque. Pour avancer malgré́ cela, il est souvent nécessaire de croire que, quelles que soient les difficultés, les choses finiront par s’arranger. Cette vision vous permettra de rester serein face à l’imprévu.
Le piège de l’excès de confiance
Attention à ne pas tomber dans le piège d’une confiance excessive. Répondre aux questions évoquées ci-dessus ne suffira pas à transformer radicalement votre posture. Développer une confiance durable demande du temps, du travail et parfois un accompagnement extérieur. À titre personnel, je n’ai pu écrire cet article sans un travail sur mes propres mécanismes de défense. Il m’a fallu être accompagnée pour mieux comprendre mes peurs, notamment la peur de l’incertitude et le besoin de contrôle. J’ai également appris à apprivoiser le temps, souvent source de pression et de peur, en redéfinissant mon rapport à celui-ci.
La confiance : une construction qui se cultive au fil du temps
Développer une confiance en soi authentique, durable, et adaptée aux défis professionnels ne se fait pas du jour au lendemain. Cela demande une prise de conscience, un travail en profondeur sur ses peurs et ses croyances, ainsi qu’une ouverture à la remise en question.
La confiance est un processus, une construction qui se forge avec le temps et l’expérience.
Dans un environnement en constante évolution, où incertitudes et défis sont omniprésents, apprendre à cultiver cette confiance est un atout majeur pour tout dirigeant ou entrepreneur. Prenez le temps d’identifier vos leviers personnels, d’oser sortir de votre zone de confort et, surtout, de reconnaître que l’accompagnement peut être une clé́ pour accélérer cette transformation. Au fond, la vraie confiance réside peut-être là : savoir que l’on ne doit pas tout affronter seul.