Une majorité de cadres sont actuellement en télétravail et souhaitent poursuivre cette pratique après le confinement. Mais ils ne sont que 52 % à penser que le bien-être de leurs collaborateurs sera une priorité quand viendra le temps de retourner au bureau.
Avant le confinement rendu obligatoire face à la crise sanitaire du coronavirus, 61 % des cadres avaient déjà été en télétravail pour leur entreprise, selon une enquête Ifop pour Securex, éditeur de solutions de gestion de paie. 20 % des personnels d’encadrement pratiquaient le travail à distance de façon “contractualisée“, tandis que 41 % le faisaient officieusement. “C’était notamment plus souvent le cas de ceux ayant au moins un enfant dans leur foyer (68 % vs 61 % en moyenne – ce chiffre atteint les 77 % pour ceux ayant trois enfants ou plus) et de ceux travaillant dans le secteur des services (72 % vs 61 %)”, indique l’étude.
79 % des cadres sont en télétravail
Depuis le début du confinement, le télétravail s’est généralisé et les cadres sont maintenant 79 % à le pratiquer au moins une fois par semaine, dont plus de la moitié (53 %), 5 jours par semaine ou plus. “Ce chiffre des 53 % atteint les 64 % pour ceux ayant 3 enfants et plus, et les 62 % pour ceux résidant en région Parisienne. Il baisse par contre à 42 % pour ceux encadrant des équipes de plus de 20 personnes”, notent l’Ifop et Securex. À contrario, 19 % des cadres travaillent “le plus souvent sur leur lieu de travail”.
Après le confinement, parmi les cadres qui sont en télétravail depuis le début du confinement, 70 % souhaitent poursuivre le télétravail. Cette proportion atteint les 80 % chez les cadres qui ont au moins 3 enfants et les 76 % pour ceux habitant en région parisienne. Sur ceux qui n’étaient pas en télétravail avant le confinement, 48 % souhaitent du reste poursuivre la pratique après le confinement.
Les personnels d’encadrement sont en outre 32 % à indiquer avoir reçu au moins une demande de la part de leurs équipes pour travailler davantage à domicile à partir du 11 mai. “Signe supplémentaire d’une conviction à l’égard du télétravail et d‘une relation de confiance avec leur équipe, 79 % des encadrants concernés par ce type de demande déclarent être prêts à l’accepter sur le principe, sous réserve de pouvoir l’organiser au mieux pour l’entreprise”, remarque l’étude.
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Prendre soin ou travailler plus
Parmi les 85 % de cadres qui sont en télétravail depuis le début du confinement, 48 % pensent que cette pratique a eu un “impact positif” sur les conditions de travail, alors que pour 43 %, le télétravail a eu un impact positif sur l’efficacité du travail. “Cependant, 41 % annoncent que le télétravail a eu un impact plutôt négatif sur les relations professionnelles (collègues, hiérarchie, clients, fournisseurs…)”, indique Securex.
Après la fin du confinement, 52 % des cadres “pensent qu’il faudra se préoccuper tout particulièrement du bien-être des salariés pour leur permettre d’être le plus efficace possible” après plusieurs semaines de confinement. A contrario, 39 % affirment qu’il faudra “travailler plus” pour permettre à l’activité économique de repartir et “éviter d’augmenter” les licenciements.
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