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Des réticences persistent quant à l’utilisation de l’IA dans les processus de recrutement

L’EDHEC Business School a recueilli les témoignages de 1 536 étudiants en gestion (M1 et M2) pour analyser leur opinion sur l’emploi et l’usage des IA dans la sphère professionnelle. Voici les principaux enseignements.

L’étude révèle que 75 % des étudiants en master 2 gestion pensent que les avancées permises sont positives. Ils valorisent notamment les bénéfices en termes de productivité. Selon leurs propres mots “l’IA va permettre d’accélérer les processus de production, et faciliter nos vies quotidiennes. C’est aussi un amplificateur des performances humaines, elle va permettre de faire ce que les êtres humains ne sont pas capables de faire en raison de leurs limitations physiques ou mentales”.

La très grande majorité des étudiants considère toutefois qu’il faut encadrer rigoureusement ces pratiques car ils craignent que cela impacte les emplois, l’autonomie humaine, et sa capacité de réflexion. Ils redoutent “le dépassement de l’Homme par les machines et également la perte de réflexion, voire d’intelligence, chez les humains”.

 

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Les intelligences artificielles dans le secteur professionnel

Les secteurs les plus impactés par les IA sont ceux de la santé, de l’assistance personnelle, l’industrie, la finance, le transport, la défense, le commerce, l’environnement.

Selon l’étude de l’EDHEC, les étudiants ne sont cependant pas en faveur d’une utilisation des intelligences artificielles lors des recrutements. “L’analyse par l’IA des documents soumis par les candidats est beaucoup mieux acceptée que l’analyse des attitudes, de la voix ou des expressions non verbales. Cela montre une acceptation d’une IA utile pour des tâches en amont du processus de recrutement alors que subsistent des réticences lorsque cette utilisation concerne des relations d’ordre privée ou permet d’évaluer des aspects plus personnels d’un entretien telle que l’expression du visage” précise le communiqué.

 

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Contestations

Finalement, c’est seulement 1 jeune sur 5 qui est favorable à l’usage de l’IA dans le processus de recrutement. De plus, 85 % des étudiants trouvent qu’il n’est pas du tout ou peu éthique d’utiliser l’IA pour analyser les contenus des réseaux sociaux d’un candidat avant de le recruter.

 

 

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