Dans sa dernière étude, le moteur de recherche d’emploi Indeed dresse un bilan assez contrasté sur les aspirations des salariés. Entre vrai choix de carrière et dure réalité, les Français ont choisi l’alimentaire.
Contraints au job alimentaire, les Français auraient renoncé à leur rêve. C’est ce que semble révéler la toute récente étude publiée par le moteur de recherche d’emploi Indeed. Sans surprise, les salariés souhaiteraient pour eux un emploi intéressant (88 %), adapté à leur compétence (87 %), compatible avec leurs valeurs personnelles (85 %) et bien entendu épanouissant (83%).
Mais la réalité semble tout autre. Car le rêve ne fait pas bouillir la marmite et la réalité rattrape une grande majorité des salariés. L’étude révèle en effet que les Français choisissent surtout un emploi qui répond à une nécessité alimentaire (84 % d’entre eux). Qui plus est, ce travail doit être, pour 79 % des sondés, proche de leur habitation !
“Certaines entreprises devraient jouer à fond la carte de la transparence pour permettre aux candidats d’obtenir des informations sur leur mode de management ou bien encore sur l’ambiance au travail. La rémunération ne peut pas être le seul élément tangible avec le lieu de travail. Par la force des choses, l’argent reste donc, pour les salariés, l’un des critères majeurs de décision. Mais je dirais, alors, faute de transparence”, explique Charles Chantala, senior sales director chez Indeed France.
La réalité du marché freine les reconversions
Même grand écart entre aspiration à la reconversion professionnelle et réalité du marché. L’étude souligne qu’une reconversion est avant tout envisagée comme une recherche d’épanouissement dans le travail (70 %). Cette dernière est envisagée également comme une volonté d’aller vers un emploi plus intéressant (68 % d’entre eux). Mais encore une fois, la condition sine qua none pour démarrer une formation reste la certitude de retrouver un travail pour 90 % des salariés français. La peur de manquer de revenus, au terme de cette reconversion, inquièterait d’ailleurs 87 % des sondés.
“Au moment du passage à l’acte, encore beaucoup de candidats hésitent. Le contexte économique ambiant ne les rassure pas alors que certains secteurs ne sont pas du tout impactés par ces ralentissements. Bien au contraire ! Mais beaucoup se disent, je sais ce que je perds, je ne sais pas ce que je gagne”, conclut Charles Chantala.