Si plus de la moitié des salariés considèrent que leur environnement de travail est traditionnel, avec des bureaux fermés, ils sont de plus en plus nombreux à ressentir le besoin de le faire évoluer. C’est ce que constate l’étude réalisée conjointement par CBRE et Le Moniteur et publiée ce mardi 4 décembre.
Open-space, flex-office, co-working… ces nouvelles façons de penser l’espace de travail envahissent de plus en plus les entreprises. Pour autant, selon une étude réalisée par le groupe de conseil en immobilier d’entreprise CBRE et Le Moniteur*, plus de la moitié des salariés (57 %) évoluent dans un environnement de travail dit traditionnel, avec notamment des bureaux fermés (attention bureaux fermés ne signifie pas bureaux individuels). Face à ce constat, pas étonnant que les salariés expriment massivement un besoin d’évolution, aussi bien dans le domaine des pratiques de travail (67 %) que dans celui des technologies (69 %). Si la demande des jeunes générations n’apparaît pas plus forte sur les aspects technologiques, sur la question des pratiques des différences émergent. “Les baby-boomers (53-72 ans) se démarquent, en exprimant à 41 % leur désir de préserver leurs pratiques de travail au quotidien quand Millenials (18-34 ans), à 73 %, et Xennials (35-41 ans), à 78 %, aspirent à des façons de faire plus ouvertes et variées”, note l’étude.
Ce contenu n'est pas visible à cause du paramétrage de vos cookies.
L’open space crée de l’inconfort
Et si les salariés veulent voir leurs espaces de travail évoluer, majoritairement pour accentuer la collaboration et la transversalité dans l’entreprise, l’étude pointe qu’en matière de confort personnel, “rien n’égale le bureau fermé dans la perception des collaborateurs interrogés. Il apparaît donc de façon très nette comme la forme d’espace de travail la plus appréciée”. En effet, les chiffres montrent que l’open space focalise l’insatisfaction des salariés, notamment en terme d’inconfort acoustique pour 57 % des collaborateurs et physique (température, luminosité) pour 49 %. Des griefs qui sont également partagés par les salariés travaillant en flex-office : près de la moitié sont en effet incommodés par l’inconfort acoustique et physique induit par cette nouvelle forme d’espaces. Toutefois, si seulement 6 % des répondants sont concernés par le flex-office, ils sont tout de même 47 % à estimer que cela accroît leur bien-être au travail, 40 % à assurer gagner en efficacité et 61 % à constater un meilleur rapport avec la hiérarchie.
Ce contenu n'est pas visible à cause du paramétrage de vos cookies.
Vers plus d’améliorations ?
En revanche, pour les collaborateurs les espaces de travail ne sont pas les seuls aspects permettant de gagner en bien-être. En effet, les services tels qu’un restaurant d’entreprise, une salle de sport, une conciergerie, un lieu de repos, ou bien encore une crèche sont de véritables atouts pour améliorer la qualité de vie au travail des collaborateurs. Or, plus d’un sur deux (58 % des répondants) indique ne bénéficier d’aucun de ces services au sein de leur société. La mauvaise couverture réseau et connexion Internet fait également partie des aspects à améliorer pour les salariés. Enfin, autre grief pointé du doigt : le fait que les nouveaux usages de déplacements des collaborateurs (vélo, trottinettes, voitures électriques ou encore covoiturage…) ne soient que très peu pris en compte par les entreprises. Ainsi, seuls 27 % des répondants considèrent que les locaux de leur entreprise sont adaptés à leur émergence.
À lire aussi :
Oubliez l’open space et le flex-office : place à l’activity based office
*Étude réalisée par CBRE et Le Moniteur auprès de 1 000 répondants, dont 179 collaborateurs de CBRE et 110 salariés de grands groupes français et internationaux.