Une étude, publiée par Gras Savoye – Willis Towers Watson, décrit les grandes tendances liées à la digitalisation et à l’automatisation du travail. Selon elle, 41 % des salariés s’inquiètent de la “robotisation” de leur emploi, tout en étant prêts à investir dans de nouvelles compétences.
D’ici 2023, environ 89 % des entreprises devraient avoir “automatisé certaines tâches”, et 26 % du travail effectué par un salarié sera réalisé par des robots, prédit Willis Towers Watson. Conséquence : certains collaborateurs craignent d’être “distancés”, ou que leurs postes soient voués à disparaître.
41 % des salariés perçoivent ainsi un “haut risque de perte de leur emploi”, estimant qu’il pourrait être automatisé ou délocalisé d’ici 10 ans, selon l’enquête “Vers le monde digital de demain” (1) publiée par le cabinet de conseil et de courtage.
Toutefois, “confiants en l’avenir et aux opportunités qu’apporte la technologie”, ces mêmes salariés sont aussi 50 % à penser que la possibilité de faire progresser leur carrière s’est améliorée dans les 12 derniers mois (50 % vs 29 %). Ainsi, ils sont “prêts à entrer en concurrence dans un nouveau marché où les défis et la rémunération sont plus importants”, et davantage disposés à “investir dans le développement de leurs compétences” (65 %) que ceux qui perçoivent un faible risque de perte d’emploi (45 %). Près de la moitié (41 %) d’entre eux envisagent aussi de quitter leur entreprise au cours des deux prochaines années.
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Une “nécessaire évolution de la main d’œuvre”
Selon l’étude de Willis Towers Watson, une entreprise sur deux (51 %) déclare que la robotisation vient soutenir les salariés dans l’exécution de processus opérationnels. Un quart (27 %) indique également que l’objectif de l’automatisation est “d’assurer une part du travail de postes existants”, et 21 % seulement pour “effectuer un travail de façon autonome par la machine”, ou pour “effectuer de nouveaux types de tâches” pour les salariés.
“Dans ce contexte, les employeurs notent une nécessaire évolution de la main d’œuvre. Ils indiquent qu’ils devront probablement changer leur façon de concevoir les emplois afin que ceux-ci puissent être occupés par des salariés ayant de plus faibles niveaux de compétences (pour les tâches réalisées de façon autonome par les machines) ou par des salariés possédant plus de compétences (où les automates les assisteront dans de nouvelles tâches)”, explique le cabinet. Selon son enquête, le fait d’ avoir la possibilité de recourir à plus de collaborateurs externes arrive “en tête des changements les plus importants” prévus par les entreprises au cours des 3 prochaines années.
(1) Cette étude a été menée entre février et avril 2019 sur un panel de plus de 1000 organisations mondiales représentant plus de 40 secteurs d’activité, dans plus de 40 pays.