La filiale française d’Ikea est condamnée pour avoir espionné illégalement ses salariés et clients.
La filiale française d’Ikea a été condamnée, mardi 15 juin, à s’acquitter d’une amende d’1 million d’euros. De même, le PDG Jean-Louis Baillot doit verser personnellement une amende de 50 000 euros, et écope d’une peine d’emprisonnement de 2 ans avec sursis.
« Surveillance de masse »
Pourtant, cette peine semble plutôt clémente, en comparaison avec ce que préconisait la procureure, qui voulait obtenir une condamnation pour “surveillance de masse”. Le tribunal correctionnel de Versailles a cependant préféré retenir le motif de “recel de données à caractère personnel par un moyen frauduleux”. L’avocat de l’enseigne, Emmanuel Daoud explique que le groupe encourt une peine de 3,75 millions d’euros d’amende, et qu’en ce sens “le tribunal a pris en considération les efforts faits par Ikea France, comme la restructuration de sa gouvernance et la création d’un comité éthique”.
La presse a qualifié cette affaire d’espionnage depuis 2012, les dirigeants de l’enseigne de l’époque étant déjà accusés de s’être illégalement renseignés sur leurs employés grâce à une société en conseil d’affaires qui aurait obtenu ces données confidentielles via des fichiers de police.
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Avertissement pour les entreprises françaises
La procureur a demandé au tribunal que la condamnation puisse faire passer un message puissant aux entreprises, en les mettant en garde contre ces techniques illégales, et dénuées de tout principe éthique. Toutes les personnes impliquées et en connaissance de ces infractions ont ainsi été condamnées à verser une amende, ainsi qu’à une peine d’emprisonnement avec sursis.