À la recherche de découverte, de culture, d’histoire et de traditions ? À la recherche de perspectives d’avenir au sein d’une économie en pleine croissance, offrant de nombreuses opportunités aux étrangers ? L’Inde peut répondre à vos attentes. Les étrangers du monde entier sont nombreux à s’y être expatriés au fil des années afin de profiter de sa richesse et de ses nombreux atouts. Par Florent Deisting, enseignant-chercheur à l’ESC Pau.
Pourquoi y aller ?
Dans le monde, l’Inde est la plus grande démocratie et la première diaspora. En outre, selon les données de la Banque Mondiale, le pays compte une population de 1, 267 milliards d’habitants, ce qui fait de lui le deuxième le plus peuplé de la planète. En 2014 – 2015, l’Inde a vu sa croissance économique s’élever à 12,5 %, son PIB représentant 7,4 % du PIB mondial. L’Inde a dépassé la Chine et les États-Unis pour devenir le pays le plus attractif aux investissements directs étrangers. Le pays s’est en outre hissé à la 16e position dans l’Indice de compétitivité mondiale (ICM) du Forum économique mondial, basé sur plusieurs critères économiques. Aussi, le territoire demeure une destination privilégiée pour de nombreux expatriés, y compris les Français. En effet, l’Inde occupait en 2014 le 9e rang parmi les pays où il fait bon s’expatrier, non seulement pour sa grande ouverture historique et culturelle, mais aussi pour le coût de la vie et les nombreuses opportunités qui s’y trouvent.
Avoir au moins deux ans d’expérience
Si vous possédez des qualifications et compétences recherchées en Inde, vous pourrez être embauché dans différents secteurs d’activités, notamment les télécommunications, la technologie de pointe, l’énergie, le traitement de l’eau, la pétrochimie, l’ingénierie, l’hôtellerie, la santé, la fabrication pharmaceutique, les infrastructures ou encore la distribution. Les diplômés ayant au moins deux ans d’expérience dans leur domaine ont plus de chances d’être recrutés étant donné que l’Inde possède déjà un grand nombre de jeunes très qualifiés prêts à se lancer dans le monde du travail. Sachez qu’une bonne maîtrise de l’anglais est également indispensable. Finalement, il existe de nombreuses perspectives de carrière auprès des petites et moyennes entreprises indiennes et étrangères opérant à travers le pays.
Quelles conditions de travail ?
Ne vous attendez pas à retrouver les conditions de travail d’un pays développé, mais une certaine protection existe. Ne vous attendez pas non plus à retrouver votre rythme de travail français. Le temps n’a pas de prise en Inde. Avoir un contrat est indispensable pour être autorisé à travailler. Il sera en général à durée déterminée, mais renouvelable in fine. Concernant la rémunération, elle est dépendante de l’État. Il existe un salaire minimum en fonction des types d’emploi (unskilled, semi-skilled et skilled). Vous pouvez compter en moyenne 128 $ par mois, ce qui fait environ 1 530 $ par an. Le temps de travail légal varie en fonction des secteurs d’activité. Par exemple, dans l’industrie, un ouvrier peut effectuer un maximum de 9 heures par jour (48 heures par semaine). En tant que salarié, vous pouvez faire valoir votre droit aux congés payés (20 jours par an) à partir du moment où vous avez travaillé un minimum de 240 jours dans la même organisation.
Comment y aller ?
Depuis 2012, le ministère des Affaires Étrangères a mis en place un service emploi pour les Français à la recherche d’un travail en Inde. Ce service, subventionné par le ministère des Affaires étrangères, est placé sous la direction de la Chambre de Commerce et d’Industrie indo-française (IFCCI), dont le siège est à Bombay, mais qui est aussi présente à New Delhi et Chennai. La mission principale du service est d’accompagner et de conseiller les ressortissants français dans leurs recherches d’emploi en Inde. Les actions de ce service s’orientent également autour de la formation professionnelle, tels que des ateliers pour les ressortissants et des formations RH pour les futurs employeurs.
L’auteur
Florent Deisting, enseignant-chercheur à l’ESC Pau (crédit photo : Luc Hautecoeur).