Entreprise

L’aventure French tech au Web Summit 2019

Ce Davos du numérique 2019 a accueilli, la semaine dernière, pour la 3e année à Lisbonne plus de 70 000 participants, 1 200 intervenants, 1 000 investisseurs et 11 000 CEO issus de plus de 160 pays. Plus de 130 French Tech étaient présentes, dont 23 d’entre elles ont pu profiter de l’accompagnement Business France.

Par Olivia Allard, fondatrice des pépinières d’entreprises Perigord

La présence française au Web Summit s’est faite particulièrement remarquée cette année dans le cadre du concours Pitch, une compétition entre différentes start-ups. Sur 900 candidatures, 20 finalistes ont été sélectionnés et 7 d’entre eux sont des start-ups françaises. Certaines French tech sont désormais des habituées du rendez-vous et font preuve d’évolutions importantes d’une année sur l’autre en passant d’une catégorie alpha à une bêta ou d’une bêta à une growth.

En effet, les start-ups exposant à l’occasion du Web Summit sont classées dans trois différentes catégories en fonction de la taille de l’entreprise et de ses revenus :

– Alpha : entreprise en phase de pré-investissement ou disposant d’un financement inférieur à 1 million de dollars.

– Beta : entreprise ayant connu un certain succès au démarrage.

– Growth : entreprise connaissant une croissance considérable et une expansion mondiale. Le seuil est traditionnellement de l’ordre de 3 millions de dollars.

 

Alphas devenus betas

Courrier Cadres, couvrant l’événement depuis maintenant 3 ans, a eu l’occasion d’assister à l’évolution et à l’envol de certaines start-ups. À l’image de Legal Vision Pro et de son directeur Gonçalo Alves, simple visiteur il y a deux ans pour explorer en tant qu’entrepreneur, il était exposant alpha l’année suivante en recherche de clients, et de partenaires. Nous l’avons retrouvé cette année parmi les exposants beta espérant une levée de fond à hauteur de 4 millions d’euros afin de : “développer plus de produits pour le marché français et de s’ouvrir au marché espagnol”, nous a-t’il expliqué. La start-up repose aujourd’hui sur une équipe de 40 personnes et dispose de bureaux à Paris, Bordeaux et Lisbonne.

L’exercice du Web Summit revêt souvent une double mission pour les French tech, pour certaines, l’objectif est de convaincre les investisseurs et, pour d’autres, de chercher des clients et acquérir une visibilité à l’international. La haute fréquentation et la diversité des profils présents au Web Summit permet à ces start-ups de se soumettre au test de la présentation d’activité, le fameux Pitch et de s’adapter au fil des trois jours aux différents interlocuteurs .

L’expérience d’Ignilife, une start-up beta accompagnée par Business France lors de cette première participation au Web Summit, est symbolique de ce processus d’apprentissage. Fabrice, le CEO raconte : ‘’Il y a beaucoup de monde de qualité dans un seul et même endroit. Pour en profiter il faut anticiper et se préparer afin de structurer un agenda de formations, et de rencontres, aussi bien partenaires que clients’’

De multiples formations enrichissantes sont mise à disposition des visiteurs et dispensées par les géants Google, Amazon et Microsoft qui cherchent à tester leurs nouveautés en temps réel. Les Gafa en profitent également pour recruter des profils de développeurs, tant convoités en Europe. Ces différents ateliers créant en plein des start-ups, une atmosphère de fourmilière dans laquelle déambule toute une panoplie d’acteurs économiques. Des start-uper aux investisseurs, des cadres dirigeants de grands groupes venant se rafraichir sur certains sujets aux membres de de directions du digital (CTO, CIO), tous se croisent et échangent dans les dédales de l’évènement.

 

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