Management

Le Design thinking pour penser différemment

Dans la bouche de tous les managers, le Design thinking est un outil permettant d’innover. Explication.

Nespresso et le premier iPhone sont de bons exemples de Design thinking. Pourquoi ? Parce que “le premier est passé en BtoC et le deuxième a révolutionné le monde des smartphones”, justifie Xavier Pavie, professeur d’innovation à l’Essec, directeur académique du programme Grande École à Singapour et directeur du centre iMagination. Né aux États-Unis dans les années 80, le Design thinking est une démarche basée sur les retours des utilisateurs pour créer de l’innovation. Le terme vient des premiers utilisateurs, des designers, notamment la d.school de Stanford, l’école de design de l’université du même nom. Un processus d’innovation passe par plusieurs étapes : générer des idées, étudier la faisabilité, expérimenter, étudier la commercialisation et lancer. Le Design thinking permet d’ajouter des phases de tests et de feedbacks de clients, entre chaque étape, et même de revenir en arrière. Finalement assez proche du “test and learn” du monde des start-up.

Melting pot

Quand il s’agit d’innover de manière disruptive, les consommateurs ne sont pas capables de formuler ce qu’ils veulent. La plupart du temps, ils répondent à un besoin à court-terme et surtout, ils ne connaissent pas forcément toutes les possibilités qui s’offrent à eux”, explique le professeur. Alors que si ces consommateurs sont observés par des experts en capacité de connaître toutes les possibilités, cela change tout. Autre point important, les salariés qui participent au projet doivent venir d’horizons variés. “Cela doit passer par une confrontation transdisciplinaire, avec des personnes qui ont un cerveau différent, qui ne pensent pas comme leur voisin. C’est cette ouverture d’esprit qui va donner une certaine coloration qu’on appelle le Design thinking”, précise-t-il. C’est à la fois un regard extérieur et de l’empathie pour se mettre à la place du consommateur qui va aboutir à la disruption. Un dernier exemple éloquent, les meubles Ikea hackés et transformés de A à Z sont issus du Design thinking appliqué par les consommateurs eux-mêmes.

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