Management

Organisation, adaptabilité et écoute : les 3 soft skills “primordiales” des cadres

Savoir-faire métier, gestion de projet, soft skills : dans une étude publiée le 14 novembre, l’Apec se penche sur les “compétences attendues” chez les cadres. L’occasion également de “mieux comprendre” ce qui caractérise leur identité et leur rôle.

 

Premier constat de la dernière étude de l’Apec sur les compétences attendues chez les cadres : “la notion de responsabilité est pour ces derniers la caractéristique première de leurs postes”. Ainsi, 40 % d’entre eux citent d’abord ce mot clé pour décrire leur métier, 10 % parlent d’autonomie, et seulement 5 % évoquent “spontanément” le management.

 

La responsabilité, “pierre angulaire” de l’identité cadre

L’encadrement demeure, selon l’association, un “marqueur identitaire”, bien qu’il soit “plus secondaire” chez les jeunes diplômés, “du fait de l’évolution de leurs missions” et d’une “perspective qui leur semble lointaine”. Ainsi, “la majorité des cadres n’exerce pas aujourd’hui de responsabilité hiérarchique, et si la référence étymologique et historique n’a pas disparu de leurs représentations, elle tend à se diluer”.

En outre, l’Apec note que si le fait d’occuper un poste de cadre est “associé à certains avantages” (salaire, épanouissement, possibilité d’évolution), des inconvénients sont souvent “spontanément évoqués” par les personnes interrogées. En particulier, la surcharge de travail, le stress et le “caractère chronophage” de certaines responsabilités.

 

“Trouver un juste équilibre” entre polyvalence et expertise

Selon l’Apec, 75 % des cadres considèrent que face à leurs nombreuses responsabilités et à une “multiplication des rôles” (1), faire preuve d’une “grande polyvalence” est “aujourd’hui plus important que de développer une forte expertise”. Toutefois, délivrer “une expertise particulière” fait encore partie des “missions prioritaires” de 90 % d’entre eux.

“La conciliation entre expertise et polyvalence est donc logiquement considérée par 60 % des cadres comme le défi majeur auquel ils doivent faire face”, indique l’étude. (2)

 

Combiner compétences métiers, transverses et “interpersonnelles”

Ce défi, analyse l’Apec, “suppose de combiner et de mobiliser des compétences multiples”.

Ainsi, les cadres doivent-ils désormais maîtriser les “savoir-faire métier” (qui demeurent “clés et incontournables” pour 72 % d’entre eux), mais aussi la gestion de projet (jugée “indispensable” dans 70 % des cas, dans “quasiment tous les métiers”) et une série de soft skills.

Pour les cadres, trois “compétences interpersonnelles” sont primordiales en entreprise : le sens de l’organisation (66 %), l’adaptabilité (60 %) et l’écoute (54 %). Les deux premières soft skills “illustrent les équilibres auxquels ils doivent aujourd’hui parvenir : savoir organiser suppose d’anticiper et de planifier, donc de gérer son temps, mais aussi les imprévus”, note l’Apec.

L’écoute traduit de son côté, selon l’étude, “l’importance désormais accordée aux compétences relationnelles dans des entreprises où la coopération et le mode participatif tendent à se généraliser”.

Les autres compétences comportementales et relationnelles les plus importantes pour les cadres sont le charisme (31 %), la bienveillance (30 %), la curiosité (24 %), l’optimisme (19 %) et l’autorité (16 %).

 

 

(1) En raison de la transition énergétique, de l’inflation réglementaire, de l’impératif d’innovation, de la transformation numérique, mais aussi des nouvelles formes d’organisation du travail, selon l’étude.

(2) Viennent ensuite la nécessité de “jongler entre les modes d’organisation” (47 %) et de collaborer au sein d’équipes pluridisciplinaires (40 %).

 

 

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