Concernant l’emploi des cadres, les entreprises restent confiantes sur le sujet du recrutement, selon une note de conjoncture trimestrielle de l’Apec.
62 % des entreprises de plus de 100 salariés interrogées pour le baromètre trimestriel de l’Apec ont recruté au moins un cadre au cours du 2e trimestre 2018, soit une hausse de 5 points. Quant aux prévisions de recrutement au 3e trimestre : “La confiance des entreprises reste élevée. Ainsi, parmi celles qui ont l’intention d’embaucher au moins un cadre au 3e trimestre 2018, 73 % sont certaines de transformer ces intentions en recrutements. Ces bons résultats sont à mettre en lien avec le nombre de recrutements de cadres qui devrait atteindre 251 000 en 2018, en progression de 4,5 % par rapport à 2017”, analyse Jean-Marie Marx, directeur général de l’Apec. Mais le moral n’est pas forcément au beau fixe quand il s’agit de l’environnement économique. Parmi les entreprises interrogées, elles sont 11 % à estimer évoluer dans un environnement défavorable et la part des plus optimistes est stable à 29 % (contre 31 % au trimestre précédent). Les entreprises se montrent dubitatives et se prononcent plus souvent qu’il y a un an sur une stabilité à venir (60 % contre 58 % en 2017).
Des secteurs optimistes
Cette situation se traduit aussi par secteur. Celui des activités informatiques est majoritairement optimiste, à hauteur de 56 %, comme l’année dernière. Aussi, trois secteurs voient leur proportion d’entreprises optimistes augmenter mais à des niveaux disparates : la construction à 43 % (+3 points), l’ingénierie-R&D à 38 % (+6 points) et le commerce-transports à 27 % (+5 points). Dans ces secteurs, les entreprises déclarent en premier lieu que leur situation est stable, et la part des pessimistes est de l’ordre de 1 sur 10. Dans tous les autres secteurs, les entreprises sont proportionnellement moins nombreuses qu’un an auparavant à juger que leur environnement économique s’est amélioré. Mais, attention, la casse est limitée puisque la diminution n’est jamais supérieure à 2 points, sans que la part des plus pessimistes augmente non plus. Quant à l’industrie, elle se distingue avec un nombre d’entreprises optimistes tout aussi important qu’il y a un an (31 %) mais plus de pessimistes déclarant que leur environnement économique s’est dégradé (+3 points).
Départs à la retraite, commerciaux et expérience
Quelles sont les raisons pour lesquelles les entreprise recrutent ? Le turn-over et les départs à la retraite constituent le premier motif pour 46 % des entreprises qui prévoient de le faire. Aussi, le développement de l’activité le justifie pour 24 % d’entre elles (stable par rapport à l’an passé). Mais quels sont les postes les plus recherchés ? Les cadres commerciaux. En effet, 46 % des entreprises qui envisagent de recruter des cadres au 3e trimestre 2018 ciblent la fonction commercial-vente, soit une proportion en hausse de 5 points en un an. Ensuite, sont demandés les cadres des fonctions gestion-finance-administration (37 %). Et c’est l’expérience qui prime avant tout pour être recruté. 9 entreprises sur 10 recrutent des profils de cadres avec 5 à 10 ans d’expérience. 69 % des entreprises qui recrutent envisagent d’embaucher un cadre de 10 à 20 ans d’expérience et 48 % envisagent l’embauche d’un cadre de plus de 20 ans d’expérience, soit, pour ces deux profils, respectivement 6 points et 3 points de plus que l’an passé à la même période. Mais les jeunes ne sont pas en reste avec 8 entreprises sur 10 se déclarant ouvertes à l’embauche de jeunes cadres (1 à 5 ans d’expérience). Encore mieux, plus de 4 entreprises sur 10 prévoient l’embauche de jeunes diplômés, soit des parts identiques à celles d’il y a un an à la même période dans cette fonction.