Si 82 % des Français estiment que l’entreprise a un rôle majeur à jouer pour une société plus inclusive, c’est autant d’individus qui pensent qu’il y existe des discriminations liées au handicap, à l’origine, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.
Selon une étude Opinion Way publiée par le groupe APICIL “le niveau d’engagement sur les actions en faveur de la diversité est insuffisant de la part de certains acteurs : les citoyens et les entreprises s’investissent suffisamment pour 49 % des sondés, les syndicats pour 47 %, les forces de l’ordre pour 43 % et les acteurs religieux pour 40 %.”
Pour le groupe, l’inclusion est un concept encore trop méconnu. C’est pourtant le seul procédé capable de donner une place à chaque individu dans la société quelles que soient ses caractéristiques.
Jeunesse
Selon l’étude, les jeunes de 18-24 ans sont les plus avertis sur les questions d’exclusivité. Ce sont les plus au courant des mouvements tels que Meetoo et Black Lives Matter, ou encore Body Positive qui défendent l’inclusion. A l’inverse, seuls 6 % des plus de 64 ans connaissent le concept de Body Positive. “Malgré des progrès réalisés depuis ces dernières années, le chemin vers une société française perçue comme inclusive reste encore long. Les Français observent en effet encore des discriminations, et cela sur des critères très variés. C’est la jeune génération qui est la plus critique, elle exprime de fortes attentes en matière de lutte contre les inégalités. Pour rendre une société plus inclusive, il est nécessaire de mobiliser toutes les générations et l’ensemble des acteurs qui la composent,” analyse Philippe Barret, directeur général du groupe APICIL.
Crise sanitaire
L’étude nous apprend également que “Selon les Français, la société aurait fait des progrès en matière d’inclusion : près d’un sur deux considère qu’elle est plus inclusive qu’il y a 20 ans (46 %)”. Cependant, la crise sanitaire remet en question ce progrès, et aggrave les préjugés ainsi que les inégalités. 69 % des Français pensent que la crise aggrave les disparités sociales. Il apparaît également que se sont les femmes qui ont été le plus pénalisées par la généralisation du télétravail, la charge mentale familiale reposant encore trop souvent sur leurs épaules.
Actions possibles
Dans ce contexte, 49 % des Français pensent que les entreprises ont un rôle important à jouer en matière d’inclusion, mais seuls 56 % des salariés constatent que leur entreprise est engagée dans une politique de lutte contre les discriminations. Pourtant, six Français sur dix perçoivent l’inclusion comme une richesse pour les organisations, tant comme un facteur d’innovation que de performance. “Le rôle des entreprises est prépondérant dans la construction d’une société française plus inclusive. Leurs actions doivent être renforcées, c’est une nécessité. Au sein du groupe APICIL, nous sommes convaincus du bénéfice de répondre à ce sujet au sein de l’entreprise. C’est une source de richesse, un levier de performance, une forme d’égalité professionnelle qui permet de fluidifier les relations dans l’organisation. Depuis plusieurs années déjà, nous avons engagé une politique visant à lutter contre toutes les discriminations. Notre action en faveur de l’inclusion doit être permanente, et ce quelles que soient les crises que nous traversons.” explique Damien Dumas, directeur de la stratégie en charge de la RSE du groupe APICIL.
Pour lutter contre les discriminations, les entreprises peuvent mettre en place notamment des missions de sensibilisation au sein de l’organisation, mais aussi orienter dans un sens inclusif leur action liées à l’embauche. On peut également envisager des méthodes telles que l’anonymisation du sujet, la sensibilisation des ressources humaines, la création de services dédiés à l’accompagnement des travailleurs en situation de handicap, le maintien dans l’emploi des seniors ou à l’inverse l’embauche des jeunes.