Selon une étude du cabinet LHH, seulement 15 % des grandes entreprises envisagent de geler les salaires cette année. Avec la reprise économique, la plupart devraient octroyer des augmentations de 1,8 % pour 2022. Mais elles privilégieront les augmentations individuelles.
Dans une enquête du cabinet LHH, 15 % des 150 grandes entreprises interrogées indiquent qu’elles gèleront les salaires cette année, malgré la courbe de l’inflation et la hausse des prix qui risquent d’affecter le pouvoir d’achat.
La majorité, d’un autre côté, continuera à se montrer généreuse : ainsi, les 85 % d’entreprises restantes devraient octroyer, à la faveur de la reprise économique, des augmentations de 1,8 % pour 2022 ; soit le même budget qu’en 2017.
Dans l’immédiat, si plus de la moitié réduiront leur enveloppe, une sur quatre conserveront le même niveau qu’en 2020 et une sur cinq comptent l’augmenter.
LIRE AUSSI : Salaires 2021 : une hausse très faible, à cause du Covid
Les augmentations individuelles privilégiées
Toutefois, les augmentations ne toucheront pas tout le monde. Ainsi, les entreprises comptent privilégier les augmentations individuelles, à destination principalement des cadres, des ingénieurs et des “talents” qu’elles souhaitent garder en leur sein.
Selon une étude du cabinet Deloitte parue aussi début septembre, l’effet de la crise du Covid-19 “s’est fait pleinement ressentir” en 2021, avec des gels salariaux plus importants qu’en 2020. Près de 45 % des salariés n’ont pas connu d’évolution de leur rémunération de base en 2021. En outre, 30 % ont vu leur salaire augmenter de moins de 2 %.
Mais la projection Deloitte des budgets d’augmentations salariales sur les 3 prochaines années prévoit un “retour progressif aux budgets d’augmentations d’avant-crise sanitaire, sur fond de regain de croissance”, dès 2022.