LinkedIn a dévoilé sa liste des « Top Voices », les 25 contributeurs les plus influents en 2018. Parmi eux, 8 économistes, journalistes, consultants, entrepreneurs et RH, qui écrivent sur le monde du travail et l’économie.
Le réseau social professionnel LinkedIn a dévoilé, pour la troisième année consécutive, sa liste des « Top Voices » – les 25 contributeurs les plus influents en 2018. Parmi eux, des économistes, des journalistes, des consultants, des entrepreneurs et des RH.
Pour établir ce classement, LinkedIn a analysé, entre septembre 2017 et septembre 2018, plus de 2 millions de posts, vidéos et articles, ainsi que des milliers de commentaires, de partages et de « likes ». Voici 8 de ces « influenceurs », qui abordent plus spécifiquement des sujets liés au monde du travail et à l’économie.
Management et vie de bureau : David Abiker et Nicolas Bouzou
Parmi les 25 personnes « à suivre », on trouve tout d’abord l’un de nos chroniqueurs, auteur pour nous d’articles très second degré : David Abiker. Sur LinkedIn, cet ex-DRH devenu journaliste fait part de ses réflexions sur la vie de bureau, et « cherche notamment à comprendre pourquoi tant de cols blancs, en quête de sens, sont tentés par des reconversions vers les métiers manuels », indique le réseau social. Son dernier post notable est une « mini-enquête », dans laquelle il a invité ses abonnés à partager des témoignages de comportements exaspérants dans l’entreprise. Un véritable buzz, avec 385 commentaires, qui ont servi à alimenter sa rubrique dans le prochain Courrier Cadres, en kiosque le 29 novembre.
On retrouve aussi dans la liste des « Top Voices » français l’économiste Nicolas Bouzou, que nous avons interviewé récemment concernant son dernier livre, co-écrit avec Julia de Funès, « La comédie (in)humaine », dans lequel ils dénoncent la “tragicomédie” du management actuel, et une injonction au bonheur néfaste.
Management bienveillant : Gaël Chatelain et Stéphanie Carpentier
Deux consultants qui écrivent sur le management bienveillant, ainsi que sur les managers et les nouvelles technologies, font partie du classement de LinkedIn. Gaël Chatelain, ancien manager chez TF1, Canal+ et l’INA, est l’un des spécialistes du « feelgood management », qu’il aborde au quotidien sur le réseau social – quand il n’écrit pas sur le sexisme, ou encore sur le bien-être en entreprise.
De son côté, Stéphanie Carpentier, experte en management des ressources humaines, écrit notamment sur le remplacement des managers par des robots et la réforme du système de santé au travail. Ses articles sur les « comportements toxiques » en entreprise sont très partagés.
Optimisme et réenchantement du travail : Isabelle Deprez et Catherine Testa
Isabelle Deprez, coach de managers et dirigeants, et auteure de « Réenchanter le travail, c’est possible », partage ses idées pour « rendre le travail plus soutenable » en entreprise. L’ancienne dirigeante d’Expert Assurance et de la Fédération Nationale des Dirigeants Commerciaux de France, a également piloté le programme Femmes et dirigeantes à ESCP Europe.
Fondatrice du Club des CHO (Chief Hapiness Officers), le « premier think tank sur un futur du travail visant à s’intéresser au capital humain », Catherine Testa est l’auteure du livre « Osez l’Optimisme ! », et la co-fondatrice du site Loptimisme.com. Elle a participé au développement d’un réseau social consacré au développement durable, Agrion, et une ancienne responsable de projet à l’ADEME. Elle écrit fréquemment sur la RSE, les attentes des salariés et les demandes des consommateurs.
Décryptage économique : Stéphanie Villers et Philippe Waechter
L’économiste Stéphanie Villers, spécialiste des pays de l’OCDE, fait également partie de la liste des « Top Voices » de LinkedIn, sur lequel elle décrypte les enjeux économiques et financiers internationaux, notamment les fragilités de la zone Euro.
De son côté, son confrère Philippe Waechter, de l’entreprise de gestion d’actifs financier Ostrum Asset Management, écrit régulièrement sur les « grandes tendances économiques mondiales », notamment la croissance en France, la situation économique du Brésil, la politique monétaire américaine, ou encore les tensions entre l’Italie et la Commission européenne à propos de son budget.