Lyon c’est la bien-aimée. Elle est même parfois qualifiée de “petit Paris”, en plus agréable. En tout cas, il est indéniable que la ville est dynamique avec notamment des opportunités dans l’industrie pharmaceutique ou encore l’IT. La commune attire, mais pour l’instant elle semble pouvoir absorber ce flux.
Lyon enregistre de meilleures performances sur le marché de l’emploi que la moyenne de la France métropolitaine au 4e trimestre 2015. Le chômage s’élevait ainsi à 9,2 % dans la capitale des Gaules contre 9,9 % dans l’Hexagone. “L’emploi en général se porte plutôt mieux que dans le reste de la France. De plus, l’emploi cadre est fluide et dynamique, ce depuis déjà fin 2014 et début 2015”, confirme Guillaume Blanchin, senior manager en charge du bureau de Lyon de Robert Walters. “La ville occupe le 2e rang des 304 zones d’emploi de France métropolitaine pour le nombre de cadres”*, rappelle de son côté l’Apec (Agence pour l’emploi des cadres).
De l’industrie pharmaceutique à l’IT
Du côté des secteurs particulièrement porteurs à Lyon, Guillaume Blanchin cite les dispositifs médicaux et les biotechnologies pour des postes en recherche et développement, business développement ou des profils en direction qualité. “L’industrie pharmaceutique constitue la spécificité première de la zone d’emploi de Lyon où sont implantés des acteurs majeurs du secteur (Sanofi Pasteur, Merck, BioMérieux…”, note l’Apec. Le senior manager en charge du bureau de Lyon de Robert Walters cite également l’industrie. “La majorité de nos clients sont soit des PME ou des sites de production de grands groupes. Les postes vont d’ouvrier qualifié en passant par directeur qualité, ingénieur plasturgiste… Il y a toute la palette des métiers.” Sans oublier non plus l’importance des activités informatiques. “Les plus grandes entreprises de services du numérique (ESN) y disposent de représentations importantes : Capgemini, Atos, CGI, Sopra Steria…”, développe l’Apec. Dans les domaines bien représentés dans la ville, l’agence ajoute la chimie, l’industrie des transports et les industries culturelles.
Une concurrence gérable
Un des avantages de Lyon est que la problématique du conjoint est moins présente, même si les opportunités ne sont pas aussi vastes qu’en région parisienne. “Ce qui fait notamment la renommée de la ville est qu’il est tout à fait possible de s’installer en famille sans renoncer au projet professionnel du conjoint. Même s’il y a moins de sièges sociaux importants ou d’entreprises qui ont l’Europe dans leur périmètre d’action, précise Guillaume Blanchin. La marque régionale est excellente”, ponctue-t-il. Et des arguments en faveur de Lyon, il en a d’autres, au-delà du coût du logement moins élevé. “C’est une ville étendue mais sur une distance raisonnable. D’un point de vue plus familial, on peut mettre en avant la qualité des études du primaire aux niveaux supérieurs.” Et selon ce dernier, oui la ville attire mais le marché de l’emploi n’est pas saturé. “Nous sommes peut-être dans un environnement un peu plus concurrentiel que d’autres villes mais cela ne se reflète pas trop car la région est dynamique. Elle a des opportunités à offrir.”
* “Attractivité et emploi cadre en Rhône-Alpes”, janvier 2015.
Repères :
Lyon
Immobilier : 3 350 €/m²
Revenu disponible : 21 659,6 €
Montant des impôts locaux :
Taxe d’habitation : 957 €
Taxe foncière : 781 €
Paris
Immobilier : 8 000 €/m²
Revenu disponible : 25 711 €
Montant des impôts locaux :
Taxe d’habitation : 473 €
Taxe foncière : 648 €
* Immobilier Repères Lyon : Source : Notaires de France, prix médian pour un appartement sur la période du 01/01/2016 au 31/03/2016.