Entreprise

Pour une majorité de cadres, leur entreprise est en “phase de survie”

Selon le baromètre mondial des entreprises publié par SAS et The Economist Intelligence Unit, le moral des cadres repart à la hausse. Mais tous font part d’un franc pessimisme face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 pour les prochains mois, voire années. Ainsi, une majorité pensent que l’entreprise et le marché sur lequel ils opèrent sont en phase de survie.

“La quasi-totalité des cadres ne voient pas les revenus et la rentabilité de leur entreprise s’effondrer totalement suite à la crise du Covid-19, mais ils ne perçoivent pas d’amélioration possible avant 1 à 2 ans au mieux, ou 3 à 5 ans au pire” : tel est le constat d’une étude publiée le 2 juillet par SAS et The Economist Intelligence Unit.

 

“L’optimisme se fait rare”

Selon cette enquête menée auprès de 2 700 cadres du monde entier, baptisé “Baromètre mondial des entreprises”, une majorité de cadres pense que l’organisation, ainsi que le marché sur lequel ils opèrent, sont en “phase de survie”. Pour 60 % des personnels d’encadrement interrogés, il faudra ainsi 1 à 2 ans à leur entreprise pour se remettre sur pied. D’ici là, il leur faudra faire preuve de résilience.

“L’optimisme se fait rare : avec un baromètre à -40 (sur un minimum de – 50 pour la pire situation possible), très peu des répondants européens s’estiment confiants quant aux perspectives de l’économie mondiale pour les 3 prochains mois. Ils sont toutefois moins inquiets quant à l’économie de leur propre pays que les autres”, observe l’étude. Les cadres français ont ainsi déclaré un niveau de pessimisme vis-à-vis de l’économie mondiale (-39) légèrement supérieur à celui qui concerne l’économie du pays (-38,2).

Les répondants se montrent aussi plus optimistes pour leur propre organisation que pour l’économie mondiale. Ainsi, le baromètre de leurs perspectives sur “l’avenir de leur industrie” est à -22, contre -18 pour celui de leur entreprise. “Ces résultats suggèrent que ces professionnels ont le sentiment d’avoir davantage de contrôle à leur niveau, ou qu’ils pensent que leurs organisations parviendront à s’en sortir malgré l’impact du Covid-19 sur l’économie mondiale”, analyse The Economist Intelligence Unit.

 

Agilité opérationnelle

Comment faire en sorte d’assurer la continuité de leurs activités face à la crise ? Les deux principales stratégies adoptées par les cadres du monde entier semblent être de “prendre des parts de marché et d’accroître leur agilité opérationnelle.” Sur ce dernier point, l’idée est de faire preuve d’adaptabilité en mêlant “le télétravail, la flexibilité du temps de travail, ainsi que d’autres façons de s’adapter à des périodes d’incertitude sans sacrifier la productivité des professionnels”, indique l’étude. Une hybridation de l’organisation du travail qui pourrait aussi “entraîner des économies de coûts, et contribuer à l’amélioration des résultats des entreprises à l’heure où leurs chiffres d’affaires sont clairement amenés à souffrir.”

 

 

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