Les Français ont la bougeotte. C’est le résultat d’une étude de Régionsjob, faite sur la base des offres consultées par les 5,3 millions d’utilisateurs du site d’annonces d’emploi.
Le chiffre est tout de même assez conséquent : près d’un salarié français sur deux veut de la mobilité c’est-à-dire bouger géographiquement… Directeur délégué de Régionsjob, David Beaurepaire explique au Parisien ce chiffre : “Nous avons analysé les envies de mobilité de 5,2 millions d’utilisateurs de notre site au premier trimestre 2018 et bien 45 % d’entre eux, soit 2,4 millions, ont regardé des postes localisés dans une autre région que la leur. Il y a en France une envie énorme de bouger”.
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Auvergne – Rhône Alpes & Île-de-France
11,1 % des candidats qui cherchent du travail dans une autre région s’intéressent à l’Auvergne-Rhône-Alpes. Arrivent ensuite la Nouvelle Aquitaine (10,2 %), la Bretagne (10 %), les Pays de la Loire (9,7 %) et l’Occitanie (9.3 %). Sans trop de surprise, l’Île-de-France est en 6e position.
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Même si la région francilienne est le premier bassin d’emploi, elle a du mal à attirer des salariés puisque moins de 10 % des candidats d’autres régions françaises s’intéressent à des postes localisés en Île-de-France… Et ceux qui y habitent voudraient la fuir : 59 % des candidats consultent des offres dans d’autres régions. La grande couronne est en tête des régions ayant le plus de candidats à la mobilité géographique. “Il y a trois raisons principales : la forte attractivité économique de la deuxième région de France en matière de poids économique pour l’Auvergne-Rhône Alpes, l’attrait de la façade atlantique et de ses métropoles (Bordeaux, Nantes, Rennes) pour la Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne et la proximité géographique avec les frontières de l’Île-de-France pour la région Grand Est et les Hauts de France”, analyse David Beaurepaire. À l’inverse, le Grand Est (31 %), l’Auvergne-Rhône-Alpes (33 %) et Paca (35 %) sont les régions avec le plus petit taux de salariés regardant dans d’autres régions.