Contrairement aux collaborateurs européens, les salariés français sont 57 % à considérer que leurs données ne sont pas stockées de manière suffisamment responsable et sécurisée par leur employeur. Ils sont aussi un tiers à s’inquiéter pour le devenir de celles-ci…
Le règlement européen sur la protection des données (RGPD) est entré en vigueur le 25 mai 2018. Il encadre étroitement la collecte et du traitement des données personnelles par les entreprises. Il impose notamment un consentement écrit, clair et explicite de l’internaute. Les amendes peuvent s’élever jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial des organisations qui ne respectent pas ces nouvelles règles.
Un an plus tard, force est de constater que les salariés français ne semblent pas convaincus par les actions de leurs employeurs. Ainsi, selon l’enquête The Workforce View in Europe 2019 d’ADP, qui se penche aussi sur le stress au travail, seuls 43 % d’entre eux pensent que leurs données sont stockées de manière responsable et sécurisée par leur entreprise. « Si l’étude constate une progression de six points de pourcentage depuis 2018, ce chiffre reste insuffisant, surtout en comparaison avec nos voisins européens », indique l’entreprise spécialisée dans la gestion des ressources humaines. Ainsi, à plus grand échelle, les salariés européens sont 56 % à être confiants par rapport à l’utilisation de leurs données.
« De nombreuses entreprises doivent aller plus loin dans leurs efforts »
En outre, selon l’étude, 34 % des salariés français « s’inquiètent » de la sécurité de leurs données personnelles (contre 26 % des Européens). « Cela suggère que de nombreuses entreprises doivent aller plus loin dans leurs efforts », note ADP. La principale préoccupation des salariés est leur manque de contrôle sur les données stockées (14 %), suivie par des inquiétudes concernant la vulnérabilité des systèmes de leur entreprise face aux cyberattaques ou aux violations de données (13 %). Enfin, 9 % craignent que trop de données soient conservées sans leur consentement.