Le 10 mars, la Cité internationale universitaire de Paris accueille la 8e édition du salon S’expatrier mode d’emploi. Partenaire de l’événement, Courriercadres.com vous propose de faire le point sur différentes problématiques de l’expatriation. Aujourd’hui, quelques éléments clés sur le vote des expatriés.
À l’approche des élections présidentielles, les expatriés qui souhaitent s’exprimer dans les urnes doivent s’assurer de pouvoir faire entendre leur opinion, selon le cas de figure dans lequel ils se trouvent :
– Les Français qui résident à l’étranger peuvent voter s’ils sont inscrits sur la liste électorale consulaire avant le 31 décembre 2016. L’inscription sur la liste électorale consulaire peut se faire en ligne, au moment de l’inscription au Registre des Français à l’étranger.
– Les Français qui sont rentrés en France après avoir longtemps résidé à l’étranger doivent absolument demander leur radiation de la liste électorale consulaire avant la fin de l’année pour pouvoir voter en France en 2017. Cette démarche peut se faire en ligne.
S’ils étaient, pendant leur séjour, à la fois inscrits sur la liste électorale consulaire pour les scrutins nationaux et l’élection des conseillers consulaires, et sur la liste électorale d’une commune en France pour les scrutins locaux, ils doivent demander leur radiation de la liste électorale consulaire pour pouvoir voter en France pour les élections présidentielles et législatives. C’est le cas même s’ils savent (parce qu’ils ont reçu leur carte électorale par exemple) qu’ils sont bien inscrits sur une liste en France.
– Modalités de vote :
– pour la présidentielle : vote à l’urne ou par procuration ;
– pour les législatives : vote à l’urne, par procuration, par Internet, par correspondance.
Plus d’informations sur les modalités de vote et les dates de scrutin sur www.votezaletranger.gouv.fr
Trois questions à Hervé Heyraud, président fondateur de Lepetitjournal.com :
Pour qui ont voté les expatriés à la primaire de la droite et du centre ?
Au premier tour, Alain Juppé l’emportait avec 10 points d’avance sur François Fillon. En revanche au second tour, Fillon était en tête. Il a bénéficié d’un report de voix.
Comment ce vote s’explique-t-il ?
Lorsque l’on vit à l’étranger, on est moins dans le bain qu’en France en matière de politique. L’onde de choc arrive plus tard. C’est donc entre les deux tours que les Français de l’étranger se sont mis à s’intéresser davantage à François Fillon. En outre, il y a eu beaucoup de votants grâce à la mise en place du vote électronique qui a facilité la démarche. Je pense toutefois que la participation sera peut-être moins forte à la primaire socialiste car le timing est plus serré et il y a les fêtes de fin d’année au milieu.
Le vote des Français de l’étranger a-t-il évolué ?
Oui, le vote des expatriés se rapproche de plus en plus de celui des Français qui résident dans l’Hexagone. D’abord parce qu’il y a plus d’inscrits, mais aussi parce que le profil des expatriés change, leur nombre progresse. Leur population est plus hétérogène. Cela ne concerne plus seulement les cadres qui partent par le biais de leur entreprise. Beaucoup de gens s’expatrient aujourd’hui par leurs propres moyens car ils sont attirés par une destination.