Une étude, menée par Wimi en partenariat avec l’Ipsos, traite du télétravail vu par les agents de la fonction publique. Si le bilan reste positif dans l’ensemble, cette organisation semble rencontrer quelques obstacles supplémentaires dans le public par rapport au privé.
Le télétravail est une organisation acceptée pas seulement dans le secteur privé mais également dans le domaine public. En effet, d’après l’étude menée par Wimi et Ipsos, deux tiers des agents du public affirment avoir bien vécu, sur le plan professionnel, le confinement. Trois quarts des agents, soit 75 %, veulent télétravailler régulièrement. Selon eux, le télétravail risque de nettement s’imposer dans l’administration à l’avenir. Ils parlent de “transformation durable” de l’organisation du travail dans la fonction publique, provoquée par la crise sanitaire.
Des freins techniques et culturels
Cependant, ce changement de mode de fonctionnement n’était pas au programme pour une large majorité des agents. Trois quarts d’entre eux juraient que leur organisation n’était pas prête à affronter un tel chamboulement qu’a causé le confinement, contre 52 % dans le privé. Cet état d’esprit s’est relativement maintenu lors du second confinement de cet automne, 51 % dans le public contre 40 % de le privé. En effet, certains freins techniques et culturels subsistent selon le baromètre. Un agent sur deux estime que les outils fournis ne sont pas adaptés au télétravail. En effet, plus d’un sur deux ne peut pas accéder à ses documents de travail à distance. L’inadaptation des outils semble donc constituer un obstacle supplémentaire au bon développement de la pratique du télétravail. Cette explication n’arrive seulement qu’en troisième place dans le privé contre la première dans le public.
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En outre, la culture du présentéisme est encore très forte dans ce secteur. Plus de la moitié des agents interrogés relatent que dans leur organisation, “les personnes en télétravail sont vues comme des « planqués »”. Sept points de plus que dans le privé. 65 % des agents jugent que, dans leur organisation, “les gens restent au bureau pour montrer qu’ils travaillent”. Bien qu’accepté, le chemin semble encore long avant que le télétravail rentre dans les mœurs.